08 août 2011
six feet under
20 ANS
Cette fin d’année 2011, 6 Pieds sous terre aura 20 ans. Association Créée en 1991 pour publier la revue Jade (qui poursuit encore aujourd’hui son activité), puis converti en sarl, 6 Pieds sous terre prépare pour 2012 une exposition retraçant son parcours, qui sera accompagnée d’un ouvrage dans lequel tous les participants, à 6 Pieds comme à Jade (auteurs, journalistes, huiledecoudistes…) évoqueront un souvenir lié à cette aventure.

http://6pieds.tumblr.com/post/8596038387/20-ans-cette-fin-dannee-2011-6-pieds-sous-terre
Funny Games
quel horreur ce film !!
21 juillet 2011
Scoop de l'été
Les éditions Delcourt deviennent actionnaire majoritaire des Éditions Soleil !

Paris Champagne © Nicolas Pinet


13 juin 2011
trop naze

Allo maman BOBO!
16 mai 2011
Et tu chante chante chante !
Osez !!!
OSEZ !
Lancer une nouvelle série, aussi bonne soit-elle, est aujourd’hui presque mission impossible. Les éditeurs survivent grâce aux ventes des grandes séries classiques [et à celles des mangas pour ceux qui en publient], jusqu’à en multiplier les déclinaisons pas toujours de bonnes tenues mais qui pourtant continuent à se vendre mieux qu’une création de qualité. Les bons résultats de cette fin d’année où les grandes séries ont envahi les librairies à un rythme d’enfer témoignent de cette étrange habitude du lecteur de jouer la carte de la sécurité. Ajouter un album de plus des aventures de Michel Vaillant dans leur bibliothèque semble plus important à leurs yeux que de tenter l’aventure pourtant grisante de la découverte d’une œuvre nouvelle.
Osez la curiosité en ce premier semestre riche en parutions de nouveautés de qualité ! La plupart des grands éditeurs profitent en effet d’une relative accalmie dans la publication des best-sellers pour proposer des créations originales, soit avec des auteurs confirmés, soit avec de jeunes scénaristes et dessinateurs prometteurs.
Osez rejeter une énième aventure de « machin » que vous n’achetez plus que par habitude ou nostalgie alors que depuis des années vous en constatez la lente mais inéluctable dégradation !
Osez vous intéresser aux ouvrages plus discrets qui ne paient pas toujours de mine, écrasés par les piles arrogantes d’albums qui font la une des magazines spécialisés... et le chiffre d’affaire des libraires non avertis !
Osez écouter les conseils du libraire spécialisé qui vous guidera vers un choix plus éclectique de vos lectures sans pour autant abandonner les auteurs que vous appréciez !
Osez découvrir un scénariste qui aborde des thèmes novateurs, un dessinateur inconnu dont le trait s’éloigne parfois des caractéristiques de vos albums chéris qui après lecture vous apporteront un grand bol d’air frais !
Osez acheter ces journaux de plus en plus nombreux [pourvu que ça dure] qui vous permettront pour un prix modeste de prendre rendez-vous avec des histoires que plus tard vous aurez plaisir à vous procurer sous forme d’albums !
Osez encore et toujours vous aventurer dans ces zones inconnues du monde de la bande dessinée que vous n’avez pas encore parcourues ! La production actuelle est si riche, les auteurs si nombreux, qu’il est toujours possible de goûter à de nouvelles émotions, et croyez-moi, après plus de cinquante ans de lecture assidue de bandes dessinées, j’éprouve encore ce plaisir du plongeon dans l’inconnu.
OSEZ ! OSEZ encore et toujours amis lecteurs !
Henri Filippini
Pas si SCHTROUMPF que ça !
08 avril 2011
dBD53 (mauvaise humeur)
QUEL CIRQUE !

J’ai souvent fait part dans ces pages de mon enthousiasme pour le journal Spirou qui, malgré la suprématie de l’album sur le produit presse, malgré les changements de propriétaire, malgré la disparition des génies qui ont accompagné son histoire, a toujours réussi à conserver son âme, son espièglerie.
Autant de raisons qui expliquent la colère qui s’est emparée du vieux lecteur de Spirou que je suis depuis près de soixante années à la découverte de l’ébouriffant numéro 3 805, spécial cirque.
Réaliser une opération de promotion avec le concours d’un grand cirque, en l’occurrence le cirque Gruss, n’est pas une mauvaise idée, d’autant plus que pour Spirou, ce n’était pas une nouveauté. [Les vieux lecteurs se souviennent du Cirque Spirou à la fin des années 50] Distribuer ce numéro sans histoire à suivre tout au long de l’année aux jeunes spectateurs ne pouvait qu’être bénéfique au journal et à ses auteurs.
On peut se demander quelle mouche a piqué Frédéric Niffle, le rédacteur en chef jusqu’à présent respectueux de l’image du journal, de demander au duo italien Barbucci/Canepa de mettre en musique ce numéro hors série. Dans cette même livraison, interviewée par Jean-Pierre Fuéri, Barbara Canepa avoue que Spirou ne représente RIEN pour elle, la série n’étant pas connue en Italie. Ce qui est faux, puisque les pages de Franquin ont été publiées par le plus grand hebdomadaire italien, Il Corriere dei Piccoli.
Initiateurs du manga spaghetti avec la série W.I.T.CH. créée en 1997 chez Disney Italie, Barbucci et Canepa sont à cent lieues du style Spirou, plus proche du gros nez et de l’humour bon enfant que de la recherche graphique à pseudo caution intellectuelle. Leur confier la réalisation de ce numéro qui se veut une vitrine de l’hebdomadaire est une hérésie. TOUS les collaborateurs habituels en ont été chassés, remplacés par les auteurs de la collection que dirige Barbara Canepa chez Soleil. Résultat, un festival de graphismes déroutants plus proches du catalogue de L’Association que de celui des éditions Dupuis. On peut se demander la tête que fera le gamin qui achètera Spirou chez son marchand de journaux après la lecture de ce hors-série.
Ce coup de gueule n’est pas fait pour minimiser les qualités graphiques évidentes [question scénario, ça demande réflexion] des collaborateurs de ce spécial cirque. Je veux seulement mettre en lumière cette cruelle erreur de casting et expliquer pourquoi ce numéro de Spirou n’a vraiment rien à voir avec les 3 804 qui l’ont précédé.
Henri Filippini








